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L’ASSOCIATION APIPDH

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NOTRE CAUSE, LA DRÉPANOCYTOSE

Depuis 2004, nous menons des actions en France et en Afrique pour aider les populations : les informer sur cette maladie et améliorer leur quotidien.

Des dizaines de bénévoles ici et en Afrique se mobilisent pour faire connaître la maladie et aider la prise en charge des porteurs ou malades de la Drépanocytose.

Pour continuer nos actions, nous avons besoin du soutien de bénévoles ou de votre générosité sous forme de dons.

NOTRE HISTOIRE

LE MOT DU PRÉSIDENT

Cher(es) internautes,

À travers ces pages, nous espérons établir un site internet spécifique pour une meilleure prise en soins des malades. Cet emplacement dédié doit être un pont entre les pays du Sud et les pays du Nord, une passerelle pour les différentes populations, un chemin vers la connaissance et la compréhension de la drépanocytose, l’une des maladies les plus répandues, hélas l’une des moins connue.

À travers ce site, je souhaite être la voix des sans voix, de ceux dont la maladie fait peur, de ces malades terrorisés par leur propre mal parce qu’ils ne le connaissent pas. La drépanocytose ne se voit pas, elle se vit au quotidien, avec toutes les souffrances qu’elle génère au-delà de la douleur physique que sont l’exclusion sociale et même ethnique, par la suprématie d’une mythologie non fondée sur la maladie.

À travers ce site, je veux faire taire les charlatans qui prétendent guérir la drépanocytose . Ne remercions pas ces tristes sires qui ne peuvent que se targuer de nourrir la souffrance, insoutenable, jusqu’à la mort de nombreux enfants et adultes, en divulguant des croyances, des fantasmes de punition divine qui génèrent une douleur encore plus grande chez les malades.

A travers ce site, je veux enfin sortir de la chronique de la mort annoncée du « Kou falobi* », du « Abi kou** », afin d’annoncer la vie.

À travers ce site, je souhaite inverser la tendance de ces mythes désuets, et orienter la maladie vers une prise en soins plus holistique : médico sociale , fondée, reconnue, réelle.

Patrice Ismael ACHIROU
Président de L’APIPDH du sud ouest

( * « mourra demain » en langue Lingala)
(** « revenant » en langue Yoruba)

DANS LA PRESSE

Article Sud-Ouest du 18/05/2010

Après avoir lancé une association pour lutter contre la drépanocytose, Patrice Achirou lance le Samu social au Bénin et au Togo, où il se rendra le mois prochain.

Un petit bureau au fond d’un jardin. Des cartons en pagaille, des feuilles volantes qui s’amoncellent, un vieil ordinateur qui vrombit. Sur les murs, des schémas du système digestif côtoient le texte de la déclaration des droits de l’homme et un bouquet de drapeaux africains. Des dizaines de numéros de téléphones sont griffonnés au feutre sur un tableau. Au milieu du bazar trône Patrice Achirou, soignant de formation, et maître organisateur de ce désordre solidaire.

C’est depuis ce modeste quartier général, avenue de Canéjan, que ce natif d’Abidjan a créé, en 2004, l’Association pour l’information et la prévention de la drépanocytose (APIPDH) du Sud-Ouest. « Il s’agit d’une maladie génétique des globules rouges. Au lieu d’avoir l’aspect d’une mandarine, ils se déforment en banane et obstruent veines et artères », explique le formateur d’une voix posée.

« S’en suivent anémie, fragilité et des crises de douleurs extrêmes. » Particulièrement répandue chez les sujets d’origine africaine (surtout les jeunes enfants), la drépanocytose est encore mal connue, mal soignée.

« Pour beaucoup, elle est vécue comme la maladie de la honte, la maladie du sorcier, la maladie du diable. » L’APIPDH, fondée avec le docteur Joël Moussoki et son collègue formateur Boris Roussel, vient à la rencontre des familles, « pour dédramatiser » et favoriser la prise en charge.

Maraudes à Cotonou

Deux ans plus tard, fort du succès de cette association, Patrice Achirou met en œuvre un nouveau projet : lancer une antenne du Samu social au Bénin et au Togo. Déjà impliqué dans le Samu social bordelais (« et notamment lors de l’hiver 93–94 »), le militant a voulu « exporter ce type de prise en charge dans les pays en développement ». D’origine béninoise, celui qui se considère avant tout comme « panafricain » lance alors, en 2006, l’association à vocation Samu social du Bénin, « suite à une rencontre avec la première dame et le ministre de la Santé, et en lien avec le consul honoraire du Bénin à Bordeaux ».

Aujourd’hui forte d’une dizaine de bénévoles, l’association a dévoilé, en grande pompe, son ambulance destinée aux maraudes (1), en décembre dernier. « Il s’agit d’un ancien camion de pompiers de Bordeaux », explique M. Achirou, en faisant défiler une ribambelle de photos sur son ordinateur. À l’arrière du bolide repeint en bleu, un hommage à l’APIPDH et au consul s’affiche en larges lettres blanches.

Le label international

Patrice Achirou et son compère Boris Roussel auront bientôt l’occasion d’aller voir de près le déroulement des maraudes qui, dans la touffeur des nuits de Cotonou, viennent au secours des enfants des rues, des indigents et des prostituées mineures, toujours plus nombreux à mesure que la ville attire de nouveaux habitants venus chercher fortune, comme un puissant aimant.

À partir du 19 juin, et pendant quinze jours, ils présenteront leur travail aux représentants « officiels » du Samu social international, afin d’obtenir le label de cette organisation mondiale, tant pour le Bénin que le Togo voisin.

Le mois de juin s’annonce chargé. Du 13 au 19, il sera sollicité pour la Semaine nationale contre la drépanocytose. Il s’agira de sensibiliser la population, les étudiants du campus et de communiquer sur le dépistage. « La drépanocytose, qui est vécue avec la prise d’antibiotiques au long cours, est la maladie du Noir ; alors les grands laboratoires européens n’investissent pas », constate, amer, M. Achirou.

(1) La maraude va à la rencontre des personnes en situation de détresse physique ou sociale et assure un lien avec les personnes.

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